Les patients devraient aller à l’urgence où ils sont connus ou celle de leur secteur. *
Si vous avez un problème de santé urgent, veuillez composer le 911.

Nouvelles

Bilan hebdomadaire des urgences au Québec — du 20 au 26 juillet 2026

La capacité moyenne des urgences au Québec a diminué par rapport à la semaine précédente, tout en demeurant légèrement supérieure au niveau observé aux mêmes dates en 2025. Les indicateurs liés aux séjours prolongés ont suivi une tendance semblable : ils ont reculé d’une semaine à l’autre, mais sont restés plus élevés qu’un an auparavant.

Sommaire hebdomadaire28 juillet 2026
Bilan hebdomadaire des urgences au Québec — du 20 au 26 juillet 2026

Indicateurs clés

Capacité moyenne des urgences au Québec : 79,3 %

Semaine précédente : 80,7 %

Mêmes dates en 2025 : 78,9 %

Nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures : 4,3

Nombre moyen de patients en attente depuis plus de 48 heures : 1,6

Capacité la plus élevée observée pendant la semaine : 300 %

Les moyennes provinciales sont arrondies à une décimale.

Période analysée

L’analyse porte sur la période du 20 au 26 juillet 2026.

Les résultats sont comparés à ceux de la semaine précédente, soit du 13 au 19 juillet 2026, ainsi qu’aux mêmes dates un an plus tôt, du 20 au 26 juillet 2025.

Portrait provincial

Les urgences des régions déclarantes du Québec ont enregistré une capacité moyenne de 79,3 % pendant la semaine se terminant le 26 juillet. Ce résultat était inférieur de 1,4 point de pourcentage à la moyenne de 80,7 % observée la semaine précédente.

Comparativement aux mêmes dates en 2025, lorsque la capacité moyenne s’établissait à 78,9 %, le résultat de la semaine actuelle était supérieur de 0,4 point de pourcentage.

Les indicateurs associés aux séjours prolongés à l’urgence ont également diminué par rapport à la semaine précédente. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures est passé de 4,8 à 4,3, tandis que le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 48 heures est passé de 1,8 à 1,6.

Ces deux indicateurs sont toutefois demeurés supérieurs à leurs niveaux de l’année précédente. Du 20 au 26 juillet 2025, les établissements déclarants comptaient en moyenne 3,8 patients en attente depuis plus de 24 heures et 1,1 patient en attente depuis plus de 48 heures.

Dans l’ensemble, les données indiquent une pression opérationnelle déclarée moins élevée que pendant la semaine précédente, mais des moyennes de capacité et de séjours prolongés légèrement supérieures à celles observées un an plus tôt.

Évolution d’une semaine à l’autre

La comparaison entre les périodes du 20 au 26 juillet et du 13 au 19 juillet montre une diminution modérée de la capacité moyenne provinciale et des séjours prolongés.

Plusieurs régions ont enregistré des baisses notables de leur capacité moyenne. Lanaudière est passée de 111,8 % à 92,4 %, une diminution de 19,4 points de pourcentage. La Côte-Nord est passée de 77,7 % à 67,8 %, une baisse de 9,9 points de pourcentage.

Le Bas-Saint-Laurent est passé de 58,1 % à 52,6 %, tandis que les Laurentides sont passées de 128,8 % à 123,4 %.

D’autres régions ont évolué dans la direction opposée. Le Nord-du-Québec est passé de 16,0 % à 26,8 %, tandis que l’Abitibi-Témiscamingue est passée de 47,0 % à 53,9 %.

Ces mouvements décrivent des variations à court terme de la pression opérationnelle déclarée. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à des changements structurels à plus long terme.

Régions qui se démarquent

Capacité plus faible qu’un an auparavant

Parmi les régions dont la couverture des établissements était comparable, l’Abitibi-Témiscamingue a enregistré la plus forte baisse sur un an. Sa capacité moyenne est passée de 64,5 % à 53,9 %, une diminution de 10,6 points de pourcentage.

La Capitale-Nationale est passée de 72,0 % à 66,2 %, une baisse de 5,8 points de pourcentage. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures y a également diminué, passant de 2,1 à 1,4, tandis que le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 48 heures est passé de 0,7 à 0,3.

L’Estrie a enregistré une diminution de 4,2 points de pourcentage, sa capacité moyenne passant de 73,1 % à 68,9 %.

Capacité plus élevée qu’un an auparavant

Parmi les régions comptant le même nombre d’établissements déclarants, Laval a enregistré la plus forte hausse. Sa capacité moyenne est passée de 137,0 % à 150,0 %, une augmentation de 13,0 points de pourcentage. Les indicateurs de séjours prolongés y ont toutefois légèrement diminué, ce qui illustre une évolution différente selon les mesures observées.

Les Laurentides sont passées de 112,0 % à 123,4 %, une hausse de 11,4 points de pourcentage. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures est passé de 6,0 à 8,0, tandis que le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 48 heures est passé de 1,8 à 2,2.

La Montérégie est passée de 110,5 % à 119,4 %, une hausse de 8,9 points de pourcentage.

À Montréal, la capacité moyenne est passée de 101,3 % à 113,8 %. Le nombre d’établissements déclarants est toutefois passé de 21 en 2025 à 17 en 2026, ce qui limite la portée de la comparaison régionale.

Couverture des données

La semaine actuelle comprend 15 régions sociosanitaires, 107 installations d’urgence déclarantes et 17 538 relevés individuels.

La semaine précédente comprend les mêmes 15 régions et 107 installations, pour un total de 17 851 relevés.

La période correspondante de l’année précédente comprend 15 régions, 114 installations et 12 428 relevés.

Au total, l’analyse des trois périodes porte sur 47 817 relevés.

Tous les relevés disponibles pour le territoire et les périodes visés ont été inclus, sans échantillonnage. La couverture géographique n’est toutefois que partiellement comparable d’une année à l’autre.

La Mauricie-et-Centre-du-Québec avait déclaré des données pendant la période de comparaison de 2025, mais ne comptait aucun relevé pendant les deux semaines analysées en 2026. Le Nord-du-Québec a déclaré des données pendant les deux semaines de 2026, mais n’avait aucun relevé pendant la période correspondante de 2025.

Ainsi, 14 régions disposaient de données à la fois pour la période actuelle et pour la période correspondante de l’année précédente. Les résultats provinciaux sur un an comprennent tous les relevés disponibles pour chaque période, mais une partie de l’écart peut refléter la modification de la composition des régions et des installations déclarantes.

Méthodologie

Les résultats provinciaux ont été calculés sous forme de moyennes pondérées selon le nombre de relevés provenant de l’ensemble des régions et des installations déclarantes. Les régions comptant davantage de relevés ont donc contribué proportionnellement davantage aux moyennes provinciales.

Les relevés affichant une capacité de 0 % ont été conservés dans tous les calculs, mais ne sont pas présentés séparément dans ce bilan.

Les moyennes de capacité et de séjours prolongés ont été arrondies à une décimale. Les comparaisons régionales utilisent les moyennes déclarées pour chacune des périodes. La capacité maximale de la semaine correspond au relevé individuel le plus élevé enregistré pendant la période analysée et a été vérifiée séparément à partir des données sous-jacentes.

Les pourcentages de capacité et les nombres de patients en attente prolongée décrivent uniquement la pression opérationnelle déclarée dans les urgences. Ils ne doivent pas être interprétés comme des mesures de la qualité ou de la sécurité des soins.

Avis d’utilisation

Ce bilan repose sur des données publiques déclarées par les urgences et est fourni à titre informatif seulement.

Restez informé. Restez prudent.

Rendre les données publiques sur les soins de santé du Québec plus faciles à comprendre, afin que chacun puisse prendre des décisions plus éclairées.