Les temps d’attente aux urgences de Montréal demeurent élevés alors que plusieurs hôpitaux fonctionnent au-delà de leur capacité
Une analyse des données provenant de 21 urgences montréalaises montre une pression soutenue au cours des deux dernières semaines, plusieurs hôpitaux signalant des niveaux d’occupation largement supérieurs à leur capacité prévue.
Sommaire de la capacité des urgences à Montréal — 8 mars 2026
Les urgences de Montréal ont continué de fonctionner sous une pression soutenue au cours de la première semaine de mars, plusieurs hôpitaux signalant des niveaux d’occupation bien au-delà de leur capacité opérationnelle prévue. Les données provenant de 21 services d’urgence de la région indiquent que, bien que les conditions varient d’un établissement à l’autre, l’activité globale est demeurée élevée à l’échelle du réseau.
Durant la période la plus récente, les niveaux de capacité ont fluctué d’un jour à l’autre, mais ont constamment reflété un volume important de patients. Plusieurs grands hôpitaux urbains ont enregistré une charge opérationnelle particulièrement élevée, accompagnée d’un nombre persistant de patients demeurant aux urgences pendant de longues périodes. Comparativement à la semaine précédente, l’ensemble des données suggère une demande soutenue plutôt qu’une hausse ponctuelle.
Période analysée
Cette analyse couvre 14 jours de données sur les urgences, du 22 février au 7 mars 2026, pour la région de Montréal.
Deux périodes consécutives de sept jours ont été examinées :
Semaine la plus récente
- 1er mars au 7 mars 2026
Semaine précédente
- 22 février au 28 février 2026
Couverture des données
- Urgences analysées : 21 installations dans la région de Montréal
- Nombre total d’enregistrements analysés : 294 agrégations quotidiennes par installation
- Complétude des données : Ensemble complet des données disponibles pour la période analysée
Chaque enregistrement quotidien représente une agrégation des mises à jour horaires provenant des services d’urgence.
Indicateurs analysés
L’analyse porte notamment sur :
- le pourcentage moyen de capacité
- le nombre moyen de patients présents depuis plus de 24 heures
- le nombre moyen de patients présents depuis plus de 48 heures
- le nombre moyen de patients en attente de prise en charge
Les moyennes mentionnées dans ce rapport correspondent à des moyennes pondérées par enregistrement parmi les installations déclarantes.
Semaine récente : 1er mars au 7 mars 2026
Durant la semaine la plus récente, plusieurs urgences de Montréal ont fonctionné à des niveaux de capacité élevés. De nombreuses installations ont signalé des niveaux moyens quotidiens bien supérieurs aux seuils opérationnels habituels.
Les grands centres hospitaliers universitaires figuraient parmi les installations les plus sollicitées. Certains ont enregistré des moyennes quotidiennes dépassant 140 % de capacité, ce qui signifie que le nombre de patients présents excédait fréquemment le nombre d’espaces de traitement disponibles.
Séjours prolongés
Des séjours prolongés aux urgences ont également été observés dans plusieurs installations.
Au cours de la semaine :
- plusieurs hôpitaux ont signalé des moyennes à deux chiffres de patients présents depuis plus de 24 heures
- un nombre plus limité de patients est demeuré plus de 48 heures aux urgences, particulièrement dans les établissements à fort volume
Dans certaines installations, les moyennes quotidiennes de patients en attente d’évaluation médicale ont également dépassé 20 personnes lors des périodes plus achalandées.
Variations entre établissements
Les niveaux d’occupation variaient sensiblement d’un hôpital à l’autre.
Les établissements plus petits ou spécialisés ont généralement affiché des niveaux de capacité plus faibles et des files d’attente plus courtes. À l’inverse, plusieurs grands hôpitaux urbains ont traité des volumes plus importants de patients, reflétant leur rôle central au sein du réseau hospitalier régional.
Semaine précédente : 22 février au 28 février 2026
La semaine précédente présentait des niveaux d’activité comparables.
À l’échelle de la région :
- plusieurs installations ont enregistré des moyennes quotidiennes dépassant 150 % de capacité
- certains hôpitaux ont signalé plus de 20 patients présents depuis plus de 24 heures en moyenne
- des files d’attente pour l’évaluation médicale ont été observées dans plusieurs établissements
Périodes de capacité maximale
Certaines des valeurs de capacité les plus élevées de la période de deux semaines ont été observées durant cette semaine, lorsque plusieurs urgences ont enregistré des niveaux horaires dépassant 200 % de capacité.
Ces valeurs indiquent des moments où le volume de patients dépassait largement le nombre d’espaces disponibles.
Comparaison des deux semaines
La comparaison des deux périodes montre des conditions globalement similaires dans les urgences montréalaises.
Les niveaux de capacité et les indicateurs d’attente ont varié d’un jour à l’autre, mais la pression globale sur le réseau est demeurée relativement stable. Plusieurs grands hôpitaux ont continué de signaler la présence de patients demeurant longtemps aux urgences.
Dans l’ensemble, les données suggèrent que le réseau d’urgence de Montréal a connu une pression opérationnelle soutenue sur l’ensemble de la période de deux semaines, plutôt qu’une augmentation ponctuelle de l’activité.
Méthodologie
Ce résumé repose sur l’analyse de données opérationnelles publiques concernant les urgences de la région de Montréal.
L’analyse :
- agrège les données quotidiennes provenant de l’ensemble des urgences de la région
- examine les indicateurs de capacité et de temps d’attente
- compare deux périodes consécutives de sept jours
Les moyennes présentées sont calculées comme des moyennes pondérées par enregistrement parmi les installations déclarantes, à partir d’agrégations quotidiennes de données horaires.
Déclaration d’utilisation informative
Ce résumé repose sur des données publiques relatives au fonctionnement des services d’urgence et est fourni à titre informatif seulement. Les indicateurs de capacité et de temps d’attente décrivent la charge opérationnelle signalée et ne constituent pas des mesures de sécurité ou de qualité des soins.