La capacité des urgences au Québec a augmenté pendant la semaine du 8 au 14 juin 2026
Les données des urgences du 8 au 14 juin montrent une capacité moyenne provinciale plus élevée que durant la même semaine l’an dernier et que la semaine précédente, bien que 12 installations répertoriées n’aient pas transmis de données pour la semaine en cours.
Les urgences du Québec ont déclaré une capacité moyenne provinciale de 86,9 % pendant la semaine du 8 au 14 juin 2026, en hausse par rapport aux 78,8 % observés durant la même période l’an dernier.
Le résultat hebdomadaire est aussi supérieur à celui de la semaine immédiatement précédente, alors que la capacité moyenne déclarée s’établissait à 83,8 % du 1er au 7 juin 2026.
Les indicateurs liés aux séjours prolongés à l’urgence ont également augmenté par rapport à la même semaine en 2025. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures était de 4,8, comparativement à 3,9 un an plus tôt. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 48 heures était de 1,7, contre 1,2 durant la même semaine l’an dernier.
Par rapport à la semaine précédente, les indicateurs de séjours prolongés sont demeurés globalement stables. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures est resté à 4,8, tandis que le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 48 heures est passé légèrement de 1,6 à 1,7.
La capacité déclarée la plus élevée dans la province pendant la semaine a été de 350 %.
Une couverture incomplète limite la comparaison provinciale
Les données de la semaine doivent être interprétées avec prudence, puisque la couverture de déclaration était incomplète.
Sur 115 installations d’urgence répertoriées au Québec, 103 ont transmis des données pour la période du 8 au 14 juin. Cela signifie que 12 installations n’avaient pas de données pour la semaine en cours. L’analyse repose donc sur 17 292 dossiers déclarés par les installations ayant transmis des données.
À la même période en 2025, 114 installations avaient transmis des données, pour un total de 10 864 dossiers. Comme le nombre d’installations déclarantes diffère entre les deux périodes, les comparaisons d’une année à l’autre reflètent les données disponibles plutôt qu’un ensemble parfaitement comparable d’installations.
Des variations régionales
La plupart des régions disposant de données comparables d’une année à l’autre ont déclaré une capacité moyenne plus élevée que durant la même semaine l’an dernier.
Les hausses les plus marquées ont été observées sur la Côte-Nord, où la capacité moyenne est passée de 54,3 % à 68,2 %, et dans les Laurentides, où elle est passée de 118,9 % à 132,5 %. La Capitale-Nationale a aussi augmenté, de 64,9 % à 78,2 %, tandis que la Chaudière-Appalaches est passée de 104,2 % à 117,4 %.
À Montréal, la capacité moyenne s’est établie à 117,0 %, comparativement à 107,7 % durant la même semaine en 2025. Cette comparaison est toutefois influencée par une différence de couverture : 17 installations ont transmis des données pour la semaine en cours, contre 21 installations pour la période correspondante de l’année précédente.
Laval est la principale région ayant affiché une baisse d’une année à l’autre parmi les régions comparables, avec une capacité moyenne passée de 160,6 % en 2025 à 154,6 % en 2026. Ses indicateurs de séjours prolongés ont aussi diminué : le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures est passé de 15,8 à 15,0, et celui des patients en attente depuis plus de 48 heures est passé de 2,8 à 1,5.
Changement par rapport à la semaine précédente
En comparant la période du 8 au 14 juin 2026 à celle du 1er au 7 juin 2026, la capacité moyenne pondérée provinciale est passée de 83,8 % à 86,9 %, soit une hausse de 3,1 points de pourcentage.
Plusieurs régions ont déclaré des hausses notables d’une semaine à l’autre. Laval est passée de 142,3 % à 154,6 %, les Laurentides de 120,6 % à 132,5 %, et l’Estrie de 61,5 % à 71,4 %.
D’autres régions ont reculé pendant la même période. Le Bas-Saint-Laurent est passé de 68,0 % à 60,4 %, tandis que la Côte-Nord a diminué de 75,8 % à 68,2 %.
Les variations d’une semaine à l’autre doivent être interprétées comme des fluctuations opérationnelles normales plutôt que comme le signe d’un changement structurel.
Méthodologie
Les moyennes provinciales sont calculées comme des moyennes pondérées par le nombre de dossiers déclarés dans les urgences participantes. Les pourcentages de capacité et les données sur les séjours prolongés reflètent uniquement la charge opérationnelle déclarée.
Ces données ne doivent pas être interprétées comme des indicateurs de sécurité clinique ni comme des recommandations sur l’endroit où obtenir des soins.
Ce résumé est fondé sur les données publiques déclarées par les urgences pour la période du 8 au 14 juin 2026 et est fourni à titre informatif seulement.