Bilan hebdomadaire des urgences au Québec — 23 au 29 mars 2026
Les urgences du Québec ont affiché une légère hausse de la capacité moyenne par rapport à la même semaine l’an dernier, tandis que les indicateurs liés aux séjours prolongés sont demeurés globalement stables à l’échelle provinciale.
Indicateurs clés
Capacité moyenne provinciale : 86,3 % Même semaine l’an dernier : 82,8 %
Patients en attente depuis plus de 24 heures : 4,7 Patients en attente depuis plus de 48 heures : 1,5
Capacité maximale observée : 340 %
Période analysée
Semaine actuelle : 23 au 29 mars 2026
Comparaisons :
Semaine précédente : 16 au 22 mars 2026 Même semaine en 2025 : 23 au 29 mars 2025
Portrait provincial
Dans l’ensemble, les urgences du Québec ont connu une pression légèrement plus élevée qu’à la même période l’an dernier.
La capacité moyenne provinciale s’est établie à 86,3 %, comparativement à 82,8 % un an plus tôt.
Les indicateurs liés aux séjours prolongés sont demeurés stables à l’échelle du réseau. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures est resté à 4,7, tandis que celui des patients en attente depuis plus de 48 heures s’est maintenu à 1,5.
Dans l’ensemble, ces données indiquent une hausse modérée de la charge globale, sans augmentation marquée des séjours prolongés.
Évolution hebdomadaire
Par rapport à la semaine précédente, la situation provinciale montre peu de variation.
La capacité moyenne est passée de 85,9 % à 86,3 %, tandis que les indicateurs de séjours prolongés ont légèrement diminué. Le nombre moyen de patients en attente depuis plus de 24 heures est passé de 4,9 à 4,7, et celui des patients en attente depuis plus de 48 heures de 1,6 à 1,5.
À l’échelle régionale, les variations ont été plus contrastées. L’Estrie a enregistré une baisse de capacité moyenne, passant de 74,0 % à 63,0 %, alors que l’Outaouais a connu une hausse, de 69,3 % à 85,5 %.
Ces fluctuations hebdomadaires reflètent une variabilité normale des opérations plutôt qu’un changement structurel à l’échelle provinciale.
Faits saillants régionaux
Malgré une situation globale relativement stable, certaines régions se distinguent par des écarts notables comparativement à l’an dernier.
Améliorations les plus marquées
Les Laurentides ont affiché une baisse de la capacité moyenne, passant de 127,9 % à 116,4 %, accompagnée d’une diminution des patients en attente prolongée.
L’Estrie a également enregistré une amélioration, avec une capacité moyenne en baisse à 63,0 %, comparativement à 72,4 % l’an dernier.
À Montréal, la capacité moyenne a diminué à 106,3 %, contre 113,5 % un an plus tôt, avec une baisse des indicateurs de séjours prolongés.
Régions avec une pression accrue
À l’inverse, Lanaudière a connu une hausse notable de la capacité moyenne, atteignant 114,9 % comparativement à 88,0 % l’année précédente, accompagnée d’une augmentation du nombre de patients en attente depuis plus de 24 heures.
La Côte-Nord a également affiché une hausse, avec une capacité moyenne de 79,4 % contre 54,9 % un an plus tôt, ainsi qu’une augmentation des séjours prolongés.
D’autres régions, dont l’Outaouais et la Mauricie–Centre-du-Québec, ont également rapporté des niveaux de capacité plus élevés qu’à la même période en 2025.
Signaux mixtes
Certaines régions présentent des tendances contrastées. Dans la Capitale-Nationale, la capacité moyenne a augmenté, alors que les indicateurs de séjours prolongés ont diminué.
Ces variations illustrent que la pression dans les urgences peut évoluer différemment selon les régions, même lorsque la tendance provinciale demeure relativement stable.
Couverture des données
Cette analyse couvre la période du 23 au 29 mars 2026 à l’échelle du Québec.
- Régions analysées : 17
- Installations d’urgence : 115
- Nombre total d’enregistrements : 18 957
Période comparative (23 au 29 mars 2025) :
- Installations : 114
- Enregistrements : 8 074
La couverture des données est complète pour le réseau suivi, avec une installation supplémentaire ayant rapporté des données cette année par rapport à la même semaine l’an dernier.
Méthodologie
Ce bilan repose sur les données rapportées par les urgences du Québec pour deux périodes comparables de sept jours ainsi que la semaine précédente.
Les moyennes provinciales sont calculées comme des moyennes pondérées selon les enregistrements de chaque installation. Les valeurs maximale et minimale correspondent aux observations les plus élevées et les plus faibles enregistrées durant la semaine.
Les indicateurs présentés reflètent la charge opérationnelle déclarée et ne constituent pas des mesures de sécurité clinique.
Avis d’utilisation
Ce bilan est basé sur des données publiques et est fourni à titre informatif uniquement.